"Avec le temps les choses nous aparaissent a la fois plus claires et plus complexes.."
Quelque chose manque...
Il faisait beau...il y avait du soleil...oh oui , pour ça il y'en avait du soleil , de la lumiére a perte de vue , parfois j'me dis que j'aurais pu rester aveugle...et il faisait chaud. Oui j'me souviens de la chaleur , peut être seulement de la chaleur humaine. Mais j'étais bien , j'me souviens bien...
Douce plénitude...Comme aujourd'hui...Comme les jours ou tout va bien , comme les jours on l'on pense avoir fait le bon choix...Oui j'ai fais le bon choix. J'avance enfin , avec le train...Pourtant c'est a contresens que j'avance.Est ce que je fais marche arrière ? D'ailleurs a y reflechir il ne fait pas si beau que ça , je commence même a avoir froid...en faisant même un effort , je crois bien qu'il pleuvait, pas une simple pluie , un torrent , le début d'une tempête que je n'ai pas vu venir ...C'était il y a longtemps maintenant. Mais j'ai toujours froid , comme glaçée de l'interieure...en vain , j'essaie de retrouver ailleurs un peu de chaleur. Et puis j'me dis que c'est partout pareil,J'ai beau partir je ne me fuis pas. Et puis j'me dis aussi que la fin est proche , inevitable. Quelque chose manque et ma douleur dégouline de mon âme , se répand sur ma vie et me précipite vers la mort. Alors j'me sers des gens comme d'une compresse sur la plaie restée ouverte qu'il a laissé.Mais dés qu'il ne font plus effet , j'men débarasse. Tout s'echappe. Tout m'échappe. Rien ne me suffit. Peut être parce que je ne suis pas entiére. Une moitié se nourrit de tout ce qu'elle trouve pendant que l'autre se vide.Je suis une sorte de vase perçé.J'amais comblée , jamais satisfaite. Il m'en faut plus , beaucoup plus...
ça yé j'approche... je l'ai a peine touché que ma douleur me lance. Mes illusions s'écrasent au sol comme l'espoir que je serrais contre moi comme cette habituelle compresse. Je voudrais fuir , encore...vite , trouver quelque chose. Ne pas laisser le vide de mon âme , submerger mes yeux de larmes.
Et puis le soir...l'instant redouté... je ferme les yeux et je pense trés fort a mon "bourreau" et je ne saurais dire lequel des deux s'affaire a me provoquer cette douleur physique fulgurante qui m'arrache des larmes dans un silence total parfaitement maitrisé...
J'ai échoué encore...